dimanche 4 janvier 2009

Montre du pilote aviateur Marcel Ferrand en 14-18

Montre de Marcel Ferrand, pilote aviateur en 14-18, dans le Corps Expéditionnaire d'Orient. E.M. de la 3e brigade, 2e division.
© Blog sur les Pas d'une collection.


Il y a 90 ans, cette montre devenait une relique. Trois jours après l'armistice, mes arrières arrières grand-parents apprirent la mort au front de leur fils Marcel. Il avait servi dans le Corps Expéditionnaire d'Orient en Bulgarie avec son frère André.
Passionné d'aviation, il devint pilote aux premiers jours de l'armée de l'air. Ce furent principalement des missions d'observation toutes très périlleuses...

Suite sur le blog Sur les pas d'une collection.

samedi 21 juin 2008

Roure : culture de la tubéreuse à Grasse

Nous sommes sans doute au tout début du XXe siècle sur les terres cultivées proches de la ville de Grasse. Aujourd'hui, villa, mas s'épanouissent partout sur la Côte d'Azur. Hier des champs à perte de vue cultivaient les essences rares utiles en parfumerie, profitant de ce climat privilégié.

Ce champ dépend de la Parfumerie Roure. Sept femmes et deux hommes en veste, se concentrent sur la récolte des tubéreuses. Au début du XIXe siècle, on récoltait à Grasse autour de 20 tonnes de cette fleur par an. Puis ensuite cette production passa à plus de 100 tonnes par an avant de décliner pour ne produire aujourd'hui qu'une seule tonne sur les terres de Grasse.

Cette plante provenant de Perse fut introduite en Provence autour de 1632. Elle intéressa très tôt la parfumerie.

Sur cette photo de l'usine Roure, nous sommes au mois de Juillet, probablement très tôt dans la journée, deux, trois heures après le lever du soleil, au moment ou la tubéreuse comme les oeillets révèlent avec puissance leur odeur subtile.

Des pétales, après enfleurage à froid, l'usine tirera l'absolue de Tubéreuse. La fleur passera ainsi 72h sur la graisse animale pour déposer son parfum.

Aujourd'hui, si l'enfleurage est encore partiqué à Grasse, la majorité des extractions se font avec l'aide de solvants.

lundi 14 janvier 2008

Un aventurier : le docteur Gustave Rietschel

Sur un autre blog, je présentais ces derniers jours, le docteur Gustave Rietschel figurant sur cette photo des années 1890. Ce vieux monsieur érudit était un formidable aventurier et médecin ayant participé à la conquête de l'Algérie. Papa d'Anne Rietschel, il rentra ainsi dans la famille Roure quand celle-ci épousa Louis Maximin Roure, héritier de la parfumerie éponyme.

Ce message n'annonce pas la reprise immédiate du blog mais me permet de vous souhaiter une excellente année 2008. A bientôt.

mardi 18 décembre 2007

L'orgue à parfum de Bruno Court, champ immense ouvert à la créativité

Au tournant du siècle. Pas celui-ci. Le précédent. Louis-Maximin Roure s'effaçait dans sa villa de Cannes. Il laissa la parfumerie Roure Bertrand Fils à ses trois enfants : Marie, Louis fils, et Jean le plus jeune.

Bien plus tard les trois enfants se séparèrent. Marie et Louis reprirent les rênes de l'affaire. Tandis que Jean Roure reprenait ses parts. Ce ne fut pas simple. Une réelle rupture. Avec sa cohorte de secrets, d'intrigues comme nous en trouvions à cette époque dans le monde la parfumerie et ce milieu très fermé des grandes maisons de la ville de Grasse.

Jean laissa de côté pendant de nombreuses années le monde de la parfumerie, ayant signé une clause de non-concurrence avec son frère et sa soeur. Il portait en effet le même nom que la compagnie fondée par la famille en 1820. Il vécut ainsi de ses rentes avec sa petite famille...

Puis bien plus tard à la fin de sa vie, il eut envie de laisser quelque chose à ses petits enfants. La clause de non-concurrence étant caduque, il pouvait revenir dans le monde la parfumerie. A cette occasion il racheta une parfumerie Grassoise : l'usine Bruno Court. Pour une somme rondelette. Cependant les techniques d'hier n'étaient plus les mêmes. La deuxième révolution industrielle dans le monde de la parfumerie était en marche. Les compagnies se restructuraient, mettaient en place de nouveaux processus.

Il fit venir venir les meilleurs nez pour inventer de nouveaux parfums, comme à la grande époque. Cette photo du photographe Roger Porta à Grasse, sans doute des années 50 montre l'orgue à parfum de l'usine Bruno Court. Les milliers de flacons laissent imaginer le champ ouvert de créativité pour les nez. Il devait y être possible de tout recomposer ou presque, d'inventer les fragrances les plus subtiles. L'image d'Epinale de l'orgue à parfums consiste en un meuble en forme de demi-lune avec plusieurs petites étagères offrant les différentes familles d'essences. Ici, il en est tout autre, l'orgue à parfum occupe toute la pièce, l'ensemble des étagères... Je me prendrais presque à rêver d'y être une petite souris et d'observer ces professionnels à l'ouvrage durant quelques heures, avant que leur épithélium nasale ne ses sature.

Un rêve qui clôture provisoirement le blog avec cette nouvelle, après un an d'expérience et de multiples partages comme sur les autres blogs : "Sur les pas d'une collection" et "Histoire des Brocard : monde des parfums en Russie". Nous reviendrons. A bientôt...

lundi 3 décembre 2007

Maison Art Nouveau de la famille Roure à Grasse

Sur les hauteurs de Grasse, capitale des parfumeurs, la famille Roure fit édifier autour de 1900 une grande villa art nouveau pour héberger la famille. Elle fut habitée par plusieurs générations de Roure puis par d'autres descendants. Dans les années 50, mon père y faisait du patin à roulettes dans la grande salle à manger.

Sur cette deuxième photo, nous sommes en 1912. On peut y reconnaître quelques membres de la famille Ferrand. Madame Eugénie Ferrand, née Brocard avec son ombrelle. Les Brocard était une autre grande famille de parfumeurs en Russie. Marcel Ferrand de dos qui sera fauché par la Grande Guerre quelques jours avant l'Armistice. Et sans doute, sous un grand chapeau, Henriette Ferrand, épouse de Jean Roure, propriétaire de la maison.

Cette dernière photo, montre une partie de la maison, du côté de l'entrée réservée aux autos. Je n'arrive pas à reconnaître ces deux dames. Cependant leurs tailles respectives laissent imaginer la hauteur des plafonds et la perspective que devait offrir le grand escalier de marbre derrière cette porte.

Vers la fin des années 60, la mairie ne se porta finalement pas acquéreur de ce bien. Il fut vendu, puis détruit, pour céder la place à de grands immeubles qui occupent tout l'espace du jardin et abritent aujourd'hui de multiples familles.

Des générations passent la porte de l'usine Roure


Une vue de l'entrée administrative de l'Usine Roure à Grasse.
Depuis 1820, de nombreuses générations étaient passées par ces portes. Avant le nouveau siècle, autour de 1900 une partie de la famille avait vécu dans ces maisons.
Aujourd'hui ces bâtiments existent toujours et constituent une partie du nouveau musée international de la parfumerie.

dimanche 2 décembre 2007

Histoire d'une petite boite de 1870


A découvrir sur le site "Les pas d'une collection", une petite boite des années 1870, en plein conflit de la commune. Elle raconte l'histoire d'une balle provenant d'une barricade, lors d'une attaque de l'armée de Versailles sur les communards.

Anne Rietschel deviendra plus tard l'épouse de Louis Maximin Roure, père de Marie Roure, Louis et Jean Roure.